Histoires d'eau...
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 Histoires d'eau...

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Michel31

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MessageSujet: Histoires d'eau...   Mer 26 Aoû 2015, 17:18

Bonjour à tous.

Dans le secteur du Pla de Soulcem, dans la haute vallée du Vicdessos, l’eau est omniprésente.



















A bientôt.

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Michel


Dernière édition par Michel31 le Jeu 25 Aoû 2016, 16:10, édité 1 fois
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piaf85

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 26 Aoû 2015, 18:29

Bonsoir

De bien belles images ! chez nous aussi il y a de l'eau, mais elle tombe du ciel, ça fait 2 jours qu'il pleut. Une question Michel, y a-t-il des poissons dans ces étangs ou lacs et voyez vous des pêcheurs de temps en temps parce que mon prothésiste dentaire est un fanatique de la pêche dans vos montagnes mais je ne sais pas dans quelle région des Pyrénées.

Bonne soirée à vous,

Daniel
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 26 Aoû 2015, 18:42

Bonjour Daniel.

Oui, on voit des pêcheurs autour de ces lacs : on peut donc supposer qu'il y a des poissons.
Il y a une belle concentration de lacs et d'étangs dans la région de Soulcem, mais l'ensemble de la chaîne est bien fournie.



Sur une photo, on voit l'alignement des 4 étangs de La Gardelle et de celui de Soulem vus depuis la Pointe de Roumazet.

Tu peux demander à ton prothésiste dans quelle région il sévit.

A bientôt.

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Michel
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piaf85

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 26 Aoû 2015, 19:16

Merci Michel,

Ben oui, mais tu sais je ne le vois plus très souvent car mon dentiste à changer de prothésiste, alors,... et puis moins je le vois et mieux je porte !
Mais, à l'occasion,

Daniel
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piaf85

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 26 Aoû 2015, 19:20

piaf85 a écrit:
Merci Michel,

Ben oui, mais tu sais je ne le vois plus très souvent car mon dentiste à changer de prothésiste, alors,... et puis moins je le vois et mieux je me porte !
Mais, à l'occasion, enfin, il est facile à identifier, il a des cheveux très long genre soixantehuitard et une tente, il couche sur place !

Daniel
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Jeu 25 Aoû 2016, 18:15

Bonjour à tous.

En ces journées de canicule, tous les moyens sont bons pour tenter de ce rafraîchir. Un de ces moyens consiste à raconter des histoires d’eau.

L’Hospitalet-près-l’Andorre, dernier village avant le col d Puymorens et/ou la frontière Andorrane du pas de la Casa. La journée promet d’être belle...
La conduite forcée indique qu’il doit y avoir de l’eau là-haut.



Une bifurcation : nous laissons à gauche la vallée du Siscar et prenons à droite vers le val d’Arques et son petit barrage.



Plus haut, le petit lac du Val d’Arques (ou Baldarquès).





L’eau descend des étages supérieurs de cette longue vallée.





Voici l’étang de Pédourrès.





Une conduite souterraine déverse ici de l’eau prélevée dans l’étang de Couart situé sur la haute vallée du Mourguillou, plus au nord.



Encore une montée et nous franchissons la Couillade Pédourrès : la vallée du Mourguillou est en face.
Le mot « couillade » semble avoir une consonance équivoque : c’est juste un toponyme pyrénéen qui désigne une large encolure.



C’est ici que l’itinéraire commence à se durcir : il faut descendre, remonter, redescendre, contourner les premiers blocs rocheux et enfin découvrir l’étang de Couart.



Pour gagner les étages supérieurs, le chemin longe la rive mais il est très chaotique avec une succession de passages d’éboulis : il faut absolument rester vigilant sinon c’est un bain forcé dans l’eau glacée.



Du haut du ressaut du bout de lac.



Sautant d’éboulis en éboulis, le GRT (GR transfrontalier) longe des petits laquets.





Encore une montée entre les gros blocs et nous voici en face du petit étang de l’Albe.



Par contre, des nuages pas rassurants commencent à s’accrocher aux sommets. Nous décidons de continuer encore un peu.
Un dernier ressaut et le grand étang de l’Albe est là.





Notre but était de rejoindre le col de l’Albe tout là-haut : derrière, c’est l’Andorre.



Mais le ciel de plus en plus menaçant nous incite a renoncer : le parking est très loin et le chemin n’est pas « roulant » du tout.
Maintenant, nous allons voir tous ces lacs du haut.













En direction de la vallée du Mourguillou, on devine les restes de l’étang Vidal : il est asséché car pas assez alimenté par l’étang de Couart dont les eaux sont détournées vers l’étang de Pédourrès. Est-ce juste un dommage collatéral sans conséquence ? Je ne sais pas...



Après un dernier passage chaotique, c’est la combe du pluviomètre et la Couillade de Pédourrès.



Ensuite, le large Val d’Arques se découvre.



Par contre, les premières gouttes commencent à tomber : nous descendons le plus rapidement possible avec la pluie aux fesses.



Et cette maudite pluie nous rattrape juste au niveau du dernier lac.



Heureusement, elle ne dure pas trop longtemps : dès la conduite passée, le soleil est de retour.



Encore quelques lacets et nous sommes aux portes de l’Hospitalet.



A bientôt.

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Michel
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françois85

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Jeu 25 Aoû 2016, 18:59

Bonsoir Michel

C'est vrai que c'est rafraichissant votre escapade pyrénéenne. Çà fait envie quand tu parles d'eau glacée en ces périodes de chaleur étouffante. Merci de nous rafraîchir, il ne nous reste plus qu'à nous désaltérer.

Bonne soirée

François
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PIJO3007

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Jeu 25 Aoû 2016, 20:24

bonsoir
Merci Michel pour cette marche rafraichissante !
beaucoup de lacs, de torrents. C'est un vrai château d'eau ce coin de montagnes !

a+
JP
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Ven 26 Aoû 2016, 16:10

Bonjour à tous.

Une autre histoire d’eau dans la Haute-Ariège, au cœur de la réserve nationale de faune sauvage d’Orlu.
L’idée est de faire une grande boucle dans la réserve : partir des Forges d’Orlu, rejoindre l’étang de Naguille situé 1000 m plus haut, continuer au-delà, franchir la Couillade d’en Beys, redescendre sur l’étang d’en Beys et rejoindre les Forges d’Orlu en descendant la vallée de l’Oriège.

La montée vers le barrage de Naguille est sans problème mais demande déjà un petit effort.
Le haut barrage se découvre enfin au détour d’une courbe.



Vu de dessous, la voûte est impressionnante : pourvu que le béton tienne !



Wikidedia :

«  L'étang de Naguilles est situé à l'altitude de 1855 mètres (côte maximale théorique : 1890 m) sur la commune d'Orlu, dans le département de l'Ariège Il s'étend le long de la coume de Gnioles, une vallée de montagne suspendue au-dessus de celle de l'Oriège....

...L'étang de Naguilles était à l'origine un lac naturel. Avant toute construction, il était déjà important puisqu'il est signalé comme « le plus grand de l'Ariège » par Régis-Jean-François Vaysse de Villiers en 1813 qui évalue de manière très exagérée sa longueur à une lieue et sa largeur à une demie lieue. Un autre ouvrage géographique de la même époque donne les distances plus modérées de 600 toises (1167 m) sur 200 toises (389 m).
Un premier barrage, bâti en 1905 en pierres maçonnées, étend le lac à une surface de 47 ha pour 10 millions de mètres cubes. Il a alors 1600 mètres de longueur sur 400 mètres de largeur.
Entre 1955 et 1958, un nouvel ouvrage est bâti un peu en aval de l'ancien, lequel servira de batardeau pour retenir l'eau lors de la construction. C'est un barrage voûte d'une hauteur de 61 mètres (56 mètres par rapport au terrain naturel), d'une longueur en crête de 151 mètres, d'un volume de béton de 26 000 m3 et d'une capacité de stockage de 43 millions de m3. Il alimente sous une hauteur de chute de 985 mètres la centrale électrique d'Orlu, qui sera mise en service en 1959.
»

Trouvée sur le net, une CPA montrant ce qu’était le lac en 1908 : une carte très surprenante au vu de l’environnement !



Une fois parvenus sur la crête du barrage, le paysage change totalement.





Il faut maintenant suivre la rive gauche du lac et en rejoindre l’autre extrémité.
Aux 2/3 du parcours, voici une belle cascade formée par les eaux qui descendent des étangs Déroun et Tort.



Juste à côté, débouche une conduite souterraine qui amène l’eau depuis un captage situé dans la vallée du Nabre, de l’autre côté de la crête (http://mototracteurs.forumactif.com/t45441-nous-avons-pris-les-eaux).





L’extrémité du lac n’est plus très loin.



Nous y sommes.



Une passerelle permet de franchir le ruisseau d’Eychouzé.



L’eau coule en abondance car, un peu plus haut, arrive la galerie souterraine qui achemine l’eau prélevée dans l’étang d’en Beys.



La signalétique de la réserve.



Maintenant le sentier recommence à monter assez sèchement. Il faut donc « remettre en route » et l’opération n’est pas facile car la partie plate le long du lac nous a quelque peu cassé le rythme.
Le sentier monte donc en direction de la Coume d’Eychouzé en passant à côté d’une cabane rénovée.



Nous commençons à croiser des randonneurs qui sont partis le matin du refuge d’en Beys : ils font donc la boucle dans l’autre sens et sur 2 jours.



Enfin, nous sommes sur le haut de la Coume et la pente s’adoucit un peu.



Nous apercevons l’étang des Peyrisses.



La Couillade d’en Beys est là-bas. Mais où passe donc le sentier ?



En fait, il descend un peu, fait quelques ondulations, une série de lacets et quelques passages en corniche.
L’étang des Peyrisses est juste dessous.



De plus, on voit Naguille au loin.





Encore quelques rochers à passer et nous serons dans l’autre vallée !



Par contre, il est grand temps de casser une petite croûte ! Nous sommes au point le plus haut de l’itinéraire mais par encore à la moitié du parcours.
Finalement, la vue depuis notre salle à manger est assez sympa !





Maintenant commence la descente. L’étang d’en Beys parait proche mais il est 400 m plus bas.





Cette maudite descente s’avère plus longue que prévu mais nous sommes en bas.





Nous découvrons le refuge au tout dernier moment : les randonneurs attablés sont déjà au café !



L’étang vu depuis sa petite digue.



Il ne nous reste plus qu’à descendre la longue vallée de l’Oriège.



Une pensionnaire de la réserve.





Beaucoup, beaucoup plus bas, nous dépassons la Jasse de Printemps et ses troupeaux.



Très caillouteuse, la piste commence à être pénible. Au détour d’une courbe, la Dent d’Orlu :



Le parking des chalets du Fanguil, point de départ de la montée directe à en Beys, est atteint. Mais notre voiture n’est pas ici : elle est aux Forges d’Orlu, encore à une heure de sentier. Mais bon, ça va se faire...

Une heure plus tard donc et juste avant d’arriver, une des belles cascades que forme l’Oriège.



Par contre, le contraste avec notre environnement de la journée est saisissant tellement la foule est dense.
Il faut dire que, en plus des cafés et boutiques en tous genres, on trouve ici : un observatoire de la montagne, un parc aux loups, un parcours « acrobranche » (avec escalade et via ferrata), un site de paintball (!) et sûrement d’autres choses.
Et bien sûr, une usine hydroélectrique (qui se visite elle aussi)...

A bientôt.

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Michel
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PIJO3007

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Ven 26 Aoû 2016, 16:29

Que d'eau ! quels paysages !
mais tout ça se mérite ! encore une marche sportive à votre actif !!! cheers

a+
JP
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PHILIPPE2877



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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Ven 26 Aoû 2016, 21:26

bonsoir a tous bonsoir Michel
c est superbe comme d habitude
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 14 Sep 2016, 17:40

Bonjour à tous.

Voici une autre histoire d’eau. Elle se situe à l’extrémité orientale de l’Ariège, juste sur la ligne de partage des eaux.
Le départ de la randonnée est tout près de col de Pailhères (2001 m) : cette haute altitude va limiter le dénivelé à accomplir, ce qui est raisonnable car, étant à 3 jours après Giverny, la fatigue n’est pas totalement évacuée.
Le Tarbésou, c’est là-haut.



La montée se fait sans histoire sur un bon sentier.



Du sommet, la vue est immense.
Le col de Pailhères.



Vers l’est, c’est le bassin versant de l’Aude.



Vers le sud, les hauts sommets des Pyrénées orientales.



Vue d’ici, la Dent d’Orlu n’a plus aucune ressemblance avec une canine.



Le massif de l’Aston.



Au loin, la vallée de l’Ariège en aval d’Ax-les-Thermes.



Devant nous, la crête des Sarrat des Escales qu’il nous faut rejoindre.



Une fois descendus sur la crête, nous avons à droite, sur le versant atlantique, les deux étangs de Bauzeille.





De l’autre côté, sur le versant méditerranéen, l’étang Bleu (le plus vert !), l’étang Noir (le plus bleu !) et l’étang de Rabassole (le vert à gauche).



Vu d’ici, le sentier permettant d’accéder à la Dent d’Orlu est assez impressionnant. Pour mémoire : http://mototracteurs.forumactif.com/t40471-nous-avons-eu-la-dent



Juste dessous, l’étang Noir et celui de Rabassole.



Plus à droite, l’étang Bleu (toujours aussi vert).



Tout à fait à gauche, nous voyons maintenant la montée qui nous attend sur le retour pour rejoindre le col de la Coumeille de l’Ours.



Le Sarrat de Gabensa fait suite au Sarrat des Escales.





Le sentier quitte ensuite la crête pour rejoindre un petit étang sans nom.







Ici commence l’itinéraire de retour. Une fois le petit col en face rejoint, nous avons un bel alignement : l’étang Bleu, l’étang Noir et le pic de Tarbésou.



Une petite descente et nous voici près du premier.







Une montée et c’est le deuxième.



Plus bas à droite, l’étang de Rabassole.



La montée du col est devant nous !



De là-haut, la vue est assez belle.



Voilà, il ne reste plus qu’à rejoindre le parking sous le col de Pailhères en suivant un sentier descendant.



A bientôt.

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Michel
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PIJO3007

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 14 Sep 2016, 21:11

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pony53

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Mer 14 Sep 2016, 22:24

Bonsoir à tous !

Magnifique... comme d'hab !

Quand je serai plus jeune, j'aimerais faire de belles randos dans ces belles régions !

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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Ven 23 Sep 2016, 14:59

Bonjour à tous.

Encore une histoire d’eau, peut-être la dernière.

Nous voici de retour à l’Hospitalet-près-l’Andorre pour découvrir le secteur est, à l’opposé du Val d’Arques et des étangs de l’Albe visités au mois d’août dernier.
Dans sa première partie, l’itinéraire se déroule en balcon en dominant la vallée de l’Ariège.



Plus tard, il s’incurve vers la droite et remonte la vallée des Bésines.
Vers 1960 m, nous sommes au bord de l’étang éponyme.





Au départ, cet étang devait être un petit lac naturel. En 1960, EDF a construit un mur de 5m de haut et a porté la capacité de la retenue à 150 000 m3. En plus, une conduite souterraine amène l’eau à la centrale hydroélectrique de l’Hospitalet.





Notre sentier longe l’étang et arrive à la jasse du Pla.



Ensuite, il prend de la hauteur à l’approche du refuge des Bésines.



Ensuite, l’environnement devient de plus en plus rocailleux en direction du col de la Coume d’Agnel, but de notre randonnée.





Bien plus haut, nous voici aux Clots des Bésineilles.



Pour arriver au col, il y reste encore quelques éboulis à passer.



Mais bon, nous y sommes.
De l’autre côté, ce sont les Pyrénées Orientales et le contraste entre les deux versants est saisissant : le côté ouest ariégeois est vertigineux, boisé et humide tandis que l’oriental est aride avec des maigres prairies en pente modérée.



Nous apercevons l’extrémité de l’étang de Lanoux dominé par le Puig Carlit.



Cette retenue, dont nous ne voyons que l’extrémité nord-est, est immense :
- surface : 172 ha,
- capacité : près de 70 millions de m3,
- cote maximale : 2213 m
- hauteur du barrage (de type voûte) : 45 m
- longueur de crête : 176 m
Une conduite forcée traverse la montagne et amène l’eau stockée jusqu’à la centrale hydroélectrique de l’Hospitalet.
Ces travaux ont été réalisés par EDF entre 1957 et 1960.
Donc, tout paraît aller pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Sauf que :
- nous sommes ici sur la ligne de partage des eaux,
- l’étang de Lanoux étant à l’est de ladite ligne, les eaux de son bassin coulent vers la Méditerranée : il alimente le ruisseau du Carl, lequel se jette dans le Sègre en Espagne et lequel rejoint l’Elbe.
- une grande quantité d’eau est prélevée dans le lac pour être envoyée à l’ouest, dans la vallée de l’Ariège.
Avec ces aménagements hydroélectriques, on peut donc affirmer que la France vole de l‘eau à l’Espagne !
Ceci a fait l’objet d’un différend entre les deux pays en 1957.
D’abord, l’Espagne a tenté de s’opposer au projet mais le Tribunal arbitral l’a déboutée.
La France s’est alors engagée à restituer un volume d'eau équivalent à celui « volé » et, à la suite d'une décision du tribunal international de La Haye, une galerie est a été percée sous la ligne de partage des eaux : le canal de Verdier. Ce canal capte l’eau plus en amont dans la vallée de l'Ariège et la rejette dans le Carol, tout près de la sortie du tunnel du Puymorens.
Donc, tout va bien en ce qui concerne les volumes d’eau échangés.
Par contre, on ne peut peut-être pas en dire autant pour ce qui est de leur qualité car le captage se fait en aval du Pas de la Case et les eaux envoyées en Espagne se seraient pas totalement épurées.
Mais bon, on ne va quand même pas chipoter pour si peu...

Pour voir le lac dans sa totalité, il faut monter au Pic des Bésineilles situé à droite du col.



Nous y monterons une autre fois.
Pour apprécier le contraste entre les deux versants, voici la face ouest de ce sommet.



Il est maintenant temps d’entamer la descente.







En haut d’une rupture de pente, l’étage inférieur se découvre.





Quelques méandres sur un replat.



Au bout de celui-ci, on revoit l’étang des Bésines.



Le refuge des Bésines.



La jasse du Pla et l’étang des Bésines.





Enfin, bien plus bas et bien plus tard, nous retrouvons la civilisation.







Voici un extrait d’une plaquette d’EDF présentant les installations hydroélectriques de la Haute Ariège. On y repère aisément le canal de Verdier tracé en noir.



Pour terminer, une vue du village prise depuis le bas du Val d’Arques (ou Baldarquès).
Descendant sous nos pieds, la conduite forcée venant du système hydraulique du Baldarquès et en face les deux conduites venant du réseau est, objet de notre balade : la petite de gauche descend des Bésines et la grosse de droite vient du Lanoux.



Il faut aussi noter que cette centrale fait du pompage : lorsque l’énergie électrique est surabondante, des pompes remontent l’eau du Baldarquès et des Bésines vers le lac de Lanoux (situé bien plus haut), ceci dans le but de turbiner cette eau lors des périodes de forte consommation.
Ceci constitue un moyen indirect de stocker de l’électricité.

Voilà, vous savez tout, ou presque.

A bientôt.

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Michel


Dernière édition par Michel31 le Ven 23 Sep 2016, 17:24, édité 1 fois
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PIJO3007

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Ven 23 Sep 2016, 16:20

Bonjour
Merci Michel !
comme d'habitude, un magnifique reportage, commentaires compris pour un joli coin de France !
a+
JP
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JRémi

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Ven 23 Sep 2016, 21:48

Bonsoir

Encore un reportage qui nous en met plein les yeux, comme Michel sait si bien les faire!

A te lire, Michel, on pourrait se demander si tu n'as pas des actions chez EDF...

Amicalement.
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françois85

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Sam 24 Sep 2016, 02:05

Bonsoir Jean Rémi

C'est bien vrai ça, c'est curieux cet attachement à cette entreprise d'électricité, je me demande s'il n'y a pas anguille sous roche ?
Mais sans plaisanter, ce que j'apprécie particulièrement dans les reportages de Michel c'est justement ce mélange entre l'intérêt pour la nature, la montagne et celui pour le patrimoine industriel ou historique des lieux visités.
Continue encore Michel, quand tu auras fini avec les Pyrénées, il te restera le Massif Central, les Alpes, le Jura, les Ardennes etc...

Bonne fin de semaine

François
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Sam 24 Sep 2016, 10:22

Bonjour à tous.

Pour François.
Oui, tous les autres massifs sont au programme. Et c'est pour bientôt car nous voyons le bout des Pyrénées...

Pour JRémi :
Non, je n'ai aucune action chez un producteur d'électricité, ni le transporteur.
Par contre, je regrette de ne plus être activité chez RTE (le transporteur) car j'aurais eu accès à toutes les informations concernant le cheminement souterrain de l'eau dans ces montagnes.
Là, par des recherches sur le net, je n'ai trouvé que des documents "grand public" et ces documents sont souvent entachés d'erreurs.
Ainsi, sur la petite carte en médaillon de la plaquette EDF :
- une fois turbinées à Mérens, les eaux filent vers la centrale d'Aston via une conduite souterraine (distance : plus de 25 kms à vol d'oiseau) et ne sont pas rejetées à la rivière ;
- le captage du Najar (et non Nagear) est relié à cette conduite et non pas à la centrale de Mérens car cette dernière est plus haute en altitude.



Ces montagnes sont percées de partout (principe dit de la "cueillette de l'eau") et les cartes IGN ne donnent aucune indication sur le tracé souterrain des conduites. Alors, on essaie de comprendre à partir de ce qu'on trouve sur le terrain...

A bientôt.

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Michel
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OB44

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Sam 24 Sep 2016, 14:52

Bonjour à tous,

Beau reportage, çà coule de source...

Wink B44
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rex60

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Sam 24 Sep 2016, 15:37

Bonjour à tous
Bonjour Michel

Super!! merci à toi pour ces recherches!!!

Jamais rien de superficiel.................toujours à coeur!!! Wink

Bonne fin d'AM
phil
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Jeu 17 Nov 2016, 10:48

Bonjour à tous.

Finalement, il y a matière à raconter une nouvelle histoire d’eaux, celle des cascades du chemin d’Espagne, vallée d’Ossèse, commune d’Ustou dans le Haut-Couserans.
Cette vallée est un des « Chemins de la Liberté », une route d’évasion empruntée pendant la seconde guerre pour rejoindre l’Espagne via le Port de Marterat.

Le départ a lieu juste avant le hameau de Stillom, dans la vallée conduisant au Cirque de Cagateille.
Le ruisseau d’Ossèse coule dans un vallon perpendiculaire. Son cours inférieur est constitué de gorges et de nombreuses cascades dont les plus importantes sont celle de Calie et surtout celle d’Astien, terme de cette randonnée.

Les granges sont nombreuses dans le secteur.









La cascade de Calie est vite atteinte.





Malheureusement, on ne peut pas trop approcher de son pied.



Retour de quelques centaines de mètres pour franchir le ruisseau sur un pont de pierres et rejoindre la route du hameau d’Ossèse.



La cascade vue de dessus, depuis la route.



Le goudron s’arrête à Ossèse et là démarre le sentier qui conduit au Port de Marterat, bien plus haut, à 2217 m.

Quelques vues de gorges.





Un peu plus haut, il faut quitter le sentier transfrontalier pour se rapprocher du ruisseau.
Déjà, deux petites cascades se présentent.





Puis le cirque ce rapproche et la cascade de Lastien se découvre.



Il faut contourner un mamelon pour s’approcher.





Le sentier effectue encore quelques lacets pentus et glissants et du coup, nous sommes juste au pied de la chute.





Par contre, il ne faut pas trop traîner dans le coin car il y a pas mal d’embruns !





Voilà, il ne reste plus qu’à redescendre sans manquer de remarquer la petite cascade qui coule de l’autre côté du cirque.





Les meilleures périodes pour apprécier ce site sont le printemps, en pleine fonte des neiges, et l’automne, après de forts épisodes pluvieux.

A bientôt.

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Michel
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Michel31

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Sam 26 Nov 2016, 11:54

Bonjour à tous.

Voici une nouvelle histoire d’eau : la fontaine de Fontestorbes.
Il s’agit d’une curiosité géologique située à Bélesta, dans le Pays d’Olmes (Ariège).
Wikipédia nous dit que cette source est une grosse exsurgence de type vauclusien et l'une des 10 plus importantes de France. De type vauclusien car la référence dans le domaine des sources à gros débit est celle de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse.
Les eaux de cette source ariégeoise proviennent d'un bassin d'alimentation souterrain d'environ 85 km2.
La particularité de cette fontaine est la variation périodique de son débit en période d’étiage, c'est-à-dire en gros de juillet à octobre-novembre.
Il ne s’agit cependant pas d’une intermittence totale : au cours de la saison, le débit minimum varie de 0,2 m3/s à 0,02 m3/s tandis que le débit maximum va de 1,80 à 1,68 m3/s. Par contre, la transition s’effectue en quelques minutes et la longueur du cycle (environ une heure) est d’une régularité parfaite.
Le fait que le débit ne soit jamais nul élimine l’hypothèse de la présence d’un simple siphon.
L’explication scientifique du phénomène a été fournie par des études menées à la fin des années 1970 par le CNRS de Moulis (Ariège) et notamment le professeur Alain Mangin.
Des explorations antérieures (1956) avaient mis en évidence une liaison entre le gouffre de Cauoujous, situé à 1156 m au sud-ouest de la source, et les bassins souterrains.
Les explications qui suivent proviennent de ce site : https://www.lieux-insolites.fr/ariege/fontestorbes/fontestorbes.htm



Le nouveau modèle proposé est constitué d'un réservoir vidangé par un conduit principal et par un conduit secondaire. Pour que le modèle fonctionne, il faut que le départ du conduit secondaire, au niveau du réservoir, soit situé au même niveau que le raccordement du conduit secondaire sur le conduit principal. De ce fait, les deux extrémités du conduit secondaire étant au même niveau, aucune pression n'existe dans ce conduit. Le passage de l'eau dans la conduite principale va créer une dépression dans la conduite secondaire aspirant l'air qui s'y trouve. L'air ainsi aspiré par la conduite principale dans la conduite secondaire va prendre la place de l'eau et ainsi diminuer le débit de vidange. La diminution du débit de vidange permet au réservoir de se remplir à nouveau. Lorsque le niveau d'eau du réservoir dépasse l'entrée du conduit secondaire, la prise d'air disparaît. Le débit de vidange reprend son débit nominal. Et le phénomène recommence.

En ce qui nous concerne, à l’occasion d’une randonnée faite dans la forêt de Bélesta, nous avons eu l’occasion de voir la fontaine à son débit inférieur le matin.



Et au retour, la chance a voulu que le débit soit maximum.



Par contre, nous n’avons pas assisté à la transition.

A bientôt.

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Michel
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PIJO3007

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MessageSujet: Re: Histoires d'eau...   Sam 26 Nov 2016, 13:10

bonjour
Merci Michel de nous faire ainsi découvrir des lieux insolites et nous instruire par la même occasion ! cheers
a+
JP
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