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Tracteurs et Motoculteurs d'Antan
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Tracteurs et Motoculteurs d'Antan


 
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 mon potager

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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 17 Déc 2013, 09:36

Bjr à tois

Voici deux liens supplémentaires pour maîtriser davantage la culture légumière


http://www.terredhumus.fr/-accueil-2

http://senshumus.wordpress.com/

Laurent
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jacques

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 17 Déc 2013, 10:46

Bonjour à tous....
Laurent, tu as l'air d'en connaitre un  rayon sur notre bonne "terre".
Aussi je voudrais savoir, dimanche matin j'ai passé mon jardin  potager avec cet outil que je n'enlève  plus de  mon GM tellement que j'en suis  content "mon cultivateur".
J'ai fait deux passages partout et donc le 2 ° je suis descendu au maximum soit environ entre 25 et 30 cm de profondeur.
A midi  content  de mon travail le jaune à la main je contemplais le boulot fait et voilà que, mon père, de passage me dit que c'est pas bon, qu'il fallait labourer et donc descendre plus profond et retourner  la  terre dessus-dessous.
Alors ma question,  est, a t'il raison...?
Si  oui est ce que je peux pour  rattraper ma bêtise labourer vers la fin janvier quand la terre se sera un  peu  tassée......
Merci...
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 17 Déc 2013, 11:18

Slt Jacques

Le principe de la permaculture est de supprimer le labour.

On peut décompacter son sol avec des outils mécaniques à condition de ne pas tasser son sol sinon il y a asphyxie

Le sol est composé de deux couches, la première couche dite terre arable vie grâce à l'oxygène, la deuxième couche vie sans oxygène.
Si tu mélange les couches les bactéries vont se retrouvées dans des milieux qui vont les tuer.
Les deux variétés de bactérie travaille ensemble et se passe les éléments nutritifs c'est ce que l'on appelle le complexe argilo-humique (définition simple je le reconnais)
Le seul moyen d'aérer la première couche est de donner de la nourriture aux sols et le sol va développer la macro faune. Plus il y a de verre de terre plus le sol est riche

Laurent
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brunofurlano

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 17 Déc 2013, 13:54

Salut les potos !

Pour ceux qui n''en ont pas, sachez qu'un ver de terre de qualité s'achète chez

cheers MOULINOOOOOOOOOOOOO  cheers  !!!

 (Pardon Laurent, celle là, elle me chatouillait depuis longtemps) !!!  Wink 

De la paille, du bois, de la feuille et ils viennent manger à coup sur !!!

Ciao !

Nono
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jacques

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 17 Déc 2013, 20:34

Bonsoir à  tous.
Merci Laurent pour ta réponse de pro.
Est ce que, étendre du compost sur la terre retournée est un  bon amendement...?
(je parle du compost que nous donne la déchetterie de la commune...).
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 21 Déc 2013, 20:25

Bsr à tous

Un bon fiml qui explique l'avenir de notre sol, à la fin de ce documentaire de haute qualité on peut se demander quels sont vraiment les pays sous développé




Laurent
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pépère13

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 21 Déc 2013, 20:45

bonsoir a tous

je me pose la même question que Jacques

a savoir que chez moi la dechéterie nous donne aussi du compost mais en grande partie composé de pin,cyprès et autres résineux.
n'est ce pas préjudiciable a cause de l'acidité de ces végétaux scratch 
pour ma part dans le doute je m'abstiens.
laurent pourra certainement nous en dire plus.

jean marie.
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loloh34

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 21 Déc 2013, 21:24

bonjour a tous

apres avoir vue la video ces bien mais on en fait quoi de nos motoc

cette année je ne vais donc pas labouré

je vais seulement passer mon actisol

quant pense tu

par contre il parle de boue d épuration on m a dit quelles etait bourré de cochonnerie
antibiotiques et toutes les cochonneries des lessives et tout ce que l on utilise

alors on ne sais plus quoi penser


a+ laurent
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laplume

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 21 Déc 2013, 21:51

bonsoir a tous
pour faire du composte a base de vegetaux il faut avoir beaucoup d especes differentes en regle general ce qui vient des decheteries convient tres bien.
le principal c que le process soit bien gerer.je sais de quoi je parle c mon boulot depuis assez longtemps mon compost a meme l eco label europeen .
par contre melanger des boues de station d epuration c pas le top j en mettrai pas dans mon jardin il y a trop de residus dedans que ce soit des antibiotiques voir meme de la radioactivité a faible dose j en convient mais rien de bien naturel
bonne soirée
michel
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jacques

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 21 Déc 2013, 22:01

Bonsoir tout le monde.
Merci la plume pour ta réponse, tu as l'air de connaitre le compost des déchetteries, je pense aussi que c'est dans tout le pays pareil, donc on peut en étendre autant que l'on peut....cela ne peux pas nuire...c'est ça...?
Bonne soirée...

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jean-marie54

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MessageSujet: re: mon potager   Sam 21 Déc 2013, 22:55

Rebonsoir à tous

Laurent, je suis ton post depuis le début (même ci je ne dit rien habituellement )

Pour commencer , j'ai une terre très lourde , pas vraiment pauvre, pour la bonne raison quelle est inondè à peu près tout les deux ans par une rivière de plaine , certains endroit  ne sont même plus labourable au tracteur, la charrue remonte en surface .
Il y a quatre ou cinq ans je décide de défricher un bande de 500m2 juste à cotè, c'est la même terre qui a servi pour entreposer du bois de chauffage et pas cultiver pendant au moins quinze ans , les deux trois première année c'était tout bien , souple facile à travailler, c'est bien le résultat de la formation d'humus   et d'une longue période de repos bien sur.
L'année passer , après quatre laboure avec apport de fumier décomposer , j'ai constater quelle était déjà bien dégrader et commence à durcir , c'est assez parlent  Wink 
Au sujet du composte de ville,il y a deux ans j'ai fait des essais , par exemple aux pieds des choux le résultat est incontestable , et pour être sur aux pieds des haricots ramant , un cotè avec et l'autre sans rien, et bien le résultat est presque du simple au double, (je précise qu'il y a eu tout les ans environ l'équivalent de 30tonnes à l'hectare de fumier de mouton.
Voila c'est ma petite constatation personnel sur le travail de la terre.

Amicalement j-m 54
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Dim 22 Déc 2013, 02:53

bjr à tous

On peut toujours utiliser nos motoc, la seule chose qui va changer c'est l'outil qui se trouve derrière, on remplace la charrue par un cultivateur

Pour les boues, effectivement on a des boues plus ou moins polluées, voire celles que l'on dispose.

Dans les déchetteries le compost que l'on trouve est généralement de bonne qualité, même si il y a beaucoup de résineux on peut en étendre sur son terrain, y rajouter de la paille ou du foin en plus ou y faire pousser de l'herbe, de la vesse, du lupin ou des arbustes pour récupérer le branchage de l'année.

Laurent
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Dim 22 Déc 2013, 03:21

Bjr à tous

Une petite doc sur le charbon de bois pour faire notre "TERRA PRETA"

Objectif Terra Preta – L’activation du charbon bio
par Hans-Peter Schmidt
Recommander cet article
Le charbon bio n’est pas un engrais. Il est surtout un vecteur pour la diffusion
d’éléments nutritifs et un habitat pour des microorganismes. Pour faire agir rapidement
et efficacement sa capacité d’amendement, le charbon bio doit d’abord être enrichi et
biologiquement activé. En dehors du mélange du charbon bio avec du compost, il existe
de nombreuses autres méthodes pour l’activation et la fabrication de substrats proches
de la Terra Preta.
Le charbon bio est extrêmement poreux et possède une énorme surface spécifique, dépassant
parfois les 300 m² par gramme. En raison de sa porosité élevée, le charbon bio est en mesure
d’absorber jusqu’à cinq fois son poids propre en eau ainsi que les éléments nutritifs qui s’y
trouvent sous forme diluée. On appelle cette caractéristique la capacité d’adsorption (CA) du
charbon bio. Cette capacité dépend d’une part de la biomasse pyrolysée et d’autre part de la
température de la pyrolyse. C’est dans une plage située entre 450°C et 700°C que l’on obtient
la capacité d’adsorption la plus élevée pour le charbon bio.
La porosité d’un charbon de bois de frêne est même parfaitement visible à
l’oeil nu (Photo: Andreas Thomsen)
Une autre caractéristique expliquant la dynamique particulière du charbon bio en ce qui
concerne les éléments nutritifs est la forte capacité d’échange cationique (CEC). La CEC du
charbon bio permet de mesurer sa capacité à fixer des ions positifs (cations) à la surface du
charbon bio, puis de les rendre à nouveau disponibles pour les plantes et les microorganismes
en cas de conditions adéquates. La CEC dépend aussi de la surface du charbon bio, mais
constitue un facteur chimique qui s’amplifie au contact de l’oxygène et du sol et qui n’atteint
son niveau maximum qu’au bout d’un certain temps. Une CEC élevée empêche le lessivage
d’éléments nutritifs minéraux et organiques et assure globalement une meilleure disponibilité
de ces éléments. Une CEC élevée fixe aussi des molécules toxiques, ce qui protège la faune et
la flore du sol.
Les CA et CEC élevées du charbon bio font de celui-ci un excellent support d’éléments
nutritifs. Et ces éléments nutritifs absorbés par le charbon bio font à leur tour que les
microorganismes trouvent des espaces de vie idéaux dans et autour du charbon bio, ce qui
profite à son tour à l’amendement microbien global, qui permet d’accroitre la potentialité de
symbioses entre microorganismes et racines des plantes.
.
Principes de l’enrichissement du charbon bio
Si l’on veut incorporer du charbon bio dans le sol, alors la forte capacité d’adsorption de ce
charbon et la CEC croissante feraient que les éléments nutritifs et l’eau disponibles dans le sol
seraient absorbés et fixés par le charbon bio. Ceci conduirait à son tour, du moins dans un
premier temps (de quelques mois à un an) et en fonction de la teneur en éléments nutritifs du
sol, à un ralentissement de la croissance des plantes. Pour empêcher cela, il faudrait que le
charbon bio, avant son incorporation dans le sol, soit :
1. enrichi avec des éléments nutritifs et de l’eau
2. peuplé avec des microorganismes, ce qui rendrait les éléments nutritifs fixés plus
facilement biodisponibles
3. vieilli par oxydation, afin d’amener la CEC à proximité de son niveau maximum avant
l’incorporation dans le sol.
L’essai d’Andreas Thomsen montre ici très clairement l’importance du traitement du charbon
bio. Dans la série test supérieure, de la poussière de charbon bio pur a été ajoutée en dosage
croissant. Dans la série test inférieure, le charbon bio a d’abord été composté pendant 4 mois
puis nettoyé pour enlever le compost, de manière à ce qu’aucun compost supplémentaire, et
donc uniquement le charbon bio traité, soit utilisé pour l’essai. Alors que le charbon bio pur
a freiné la croissance des moutardes, une augmentation significative de la croissance a pu
être constatée avec la variante comportant du charbon enrichi (Avec nos remerciements à
Andreas Thomsen).
Les différents procédés praticables pour le traitement du charbon bio et donc pour la
fabrication de substrats de sol proches de la Terra Preta sont nombreux. Il est possible de les
adapter ou modifier en fonction du site, de la culture, du climat et des techniques disponibles.
Beaucoup de ces procédés relèvent d’une longue tradition ou correspondent à la bonne
pratique agricole. Et bien qu’il n’y ait pas de recette brevetée universelle (même si des
demandes de brevets ont déjà été déposées...), il existe tout de même les principes de base
suivants :
1. suffisamment d’humidité, afin que les éléments nutritifs puissent entrer en solution et
les pores du charbon se recharger
2. une diversité aussi étendue que possible en éléments nutritifs, de préférence
organiques, pour éviter un manque de certains éléments nutritifs
3. les principaux éléments nutritifs pour le peuplement microbien sont le carbone
organique et l’azote, qui ne sont présents que de manière très limitée dans le charbon
frais
4. la relation C/N du substrat de charbon bio devrait se situer entre 25 et 35
5. la durée de l’enrichissement devrait être de 14 jours au minimum
6. inoculation avec des microbes du sol moyennant ajout de terre riche en humus, thé de
compost, compost, ou moyennant des microorganismes sélectionnés
Les quatre procédés suivants constituent des exemples d’une mise en oeuvre pratique de
l’activation de charbon bio pour des quantités utiles en agriculture. Tous les procédés peuvent
aussi être adaptés pour les jardins et même les terrasses :
Terre d’une plate-bande de légumes avec un mélange charbon bio / compost, d’une profondeur d’env.
25 cm. Un lombric a consolidé sa galerie avec une solution à teneur en charbon bio.
Rappelons que les lombrics, ainsi qu’il en ressort de nombreux essais en laboratoire, sont de grands
amateurs de substrats de charbon bio. Diamètre : env. 4 mm (Photo : Andreas Thomsen)
A. Charbon bio et compost
L’enrichissement du charbon bio avec du compost, moyennant ajout ou mélange, est
probablement la meilleure possibilité pour la fabrication de substrat proche de à la Terra
Preta. Dans le compost, l’activation microbienne est la plus élevée, les éléments nutritifs sont
déjà intégrés dans des composés organiques complexes et le substrat fini est déjà très proche
de l’humus du sol. Mais il y a compost et compost, car la plupart des composts disponibles
sont d’une qualité qui laisse à désirer. Les mauvais composts doivent d’abord être longuement
« digérés » par le sol et entrainent le blocage d’éléments nutritifs ainsi qu’un déséquilibre
microbien. En cas de doute sur la qualité du compost, il vaut mieux opter pour l’une des
variantes suivantes pour enrichir le charbon bio. Un bon compost doit avoir une structure qui
rappelle la structure grumeleuse de la terre d’humus et ne doit pas sentir mauvais.
Il est préférable d’ajouter le charbon bio au compost dès la mise en tas, dans une relation de
10 à 20% par rapport à la biomasse, ce qui améliore sensiblement l’efficience nutritive du
compost (cf. ill.). Retourner fréquemment le tas est important, tant pour l’oxygénation que
pour la répartition homogène des éléments nutritifs, tous deux nécessaires pour l’activité des
microorganismes.
Un essai préliminaire à
l’Institut Delinat à montré que l’ajout de charbon bio améliorait sensiblement la transformation du
composé d’azote en un nitrate (NO3) stable et plus biodisponible. La perte en azote est freinée, de
même que l’émission de gaz à effet de serre. Dans un prochain essai, plus étendu, il s’agira de vérifier
cela et de l’étudier plus en avant. Un article spécifique, dédié au thème du compostage avec du
charbon bio va être prochainement publié dans Ithaka.
Le compost fabriqué avec du charbon bio peut, au terme de la décomposition, servir à son
tour pour enrichir du charbon bio supplémentaire. Mais pour l’activation du charbon bio, du
compost mûr, non composté avec du charbon bio, peut également être utilisé.
Etaler le charbon bio sur le compost mûr avec un rapport volumétrique de 1-1 et bien
humidifier les deux. Dans la mesure du possible, mélanger le charbon bio et le compost avec
une fraise-mélangeuse à compost ou un rotovator. Ce processus peut être répété plusieurs fois,
jusqu’à ce que le rapport 1-1 soit atteint. Le mélange devrait intervenir au moins deux
semaines avant l’incorporation dans le sol. Pendant ce temps, il devrait être retourné au moins
deux fois tout en étant maintenu bien humide.
B. Charbon bio et fumier
Il faut toujours privilégier un mélange de différentes sortes de fumier, en veillant à ce que le
pourcentage de paille soit élevé. Comme la méthode suivante n’est pas un compostage, le
fumier devrait être préalablement stocké pendant un an au moins. L’idéal serait toutefois
d’utiliser le charbon bio déjà dans l’étable, en tant que litière pour le fumier. Alternativement,
il est aussi possible d’épandre régulièrement le charbon bio dans la fosse à purin.
Le rapport charbon bio / fumier devrait être d’environ 4-1. En fonction de la culture et des
besoins en éléments nutritifs.
1. Humidifier d’abord le charbon bio avec beaucoup d’eau.
2. Etendre le charbon bio en bandes d’environ 120 cm de large et d’une épaisseur d’env.
5 cm sur un sol plutôt riche en humus.
3. Recouvrir d’une couche de fumier, épaisse d’environ 3 cm.
4. Ajouter env. 1% de poudre de roche (pas absolument nécessaire, mais améliore la
qualité du substrat).
5. Si le fumier ne contient pas suffisamment de paille, ajouter env. 10% d’herbe, de silo
de ma maïs ou de taille d’été.
6. Recouvrir d’une couche supplémentaire de charbon bio.
7. Humidifier le tout avec beaucoup d’eau (si possible, enrichir l’eau avec du thé de
compost ou de l’EM-A. (microorganismes effectifs) EM-A
8. Si le sol sur lequel le mélange est préparé est trop dur et contient peu d’humus, il faut
ajouter une couche de terre fertile, à forte teneur en humus, pour assurer le peuplement
microbien du substrat.
9. Passer au moins deux fois sur la bande avec un rotovator pour bien mélanger le
substrat.
10. Maintenir le mélange bien humide pendant 14 jours et le remuer tous les 3 jours avec
le rotovator. Le recouvrement avec de l’intissé est recommandé.
Activation de charbon bio selon la B au domaine viticole de Pago Casa Gran, dans le sud de
l’Espagne.
C. Charbon bio et engrais NPK
1. Calculer la quantité d’engrais minéraux dont vous avez besoin pour une superficie
donnée. Grâce au mélange avec du charbon bio, le lessivage et le dégazage sont
sensiblement diminués, ce qui augmente nettement l’efficience des engrais et limite
les besoins à seulement la moitié de la quantité calculée conventionnellement.
2. Veiller à ce que l’engrais minéral contienne non seulement l’élément principal N-P-KMg,
mais qu’il présente également une diversité minérale élevée. En cas de doute,
ajouter de la poudre de roche.
3. Dissoudre la quantité d’engrais minéral calculée dans suffisamment d’eau.
4. Ajouter pendant deux jours du charbon bio jusqu’à ce que le liquide soit complètement
absorbé par celui-ci.
Pour l’enrichissement, des engrais liquides organiques sont à préférer aux engrais NPK. Ainsi,
le purin (urine seule) convient par exemple très bien pour l’enrichissement de charbon bio.
Dans le cas de la variante C, il n’y a pas de peuplement microbien. Celui-ci se produit
seulement dans le sol. Dans la culture biologique, la variante avec des engrais minéraux du
commerce est prohibée.
D. Charbon bio – Bokashi (Fermentation lactique de
biomasse)
1. Mélanger du fumier à forte teneur en paille avec 10% d’herbe, 10% de charbon bio et
1% de poudre de roche
2. Pulvériser la biomasse avec une solution de 3% d’EM-A (microorganismes effectifs)
et 3% de mélasse de canne à sucre. (Alternativement, il est possible d’utiliser du
liquide lacto-fermenté à base de céréales - le « Brottrunk » -, du jus de choucroute ou
d’autres ferments similaires à haut peuplement en bactéries lactiques. En fonction du
mélange, ceci est susceptible d’allonger le processus de fermentation.)
3. Compacter le tas de compost en roulant dessus plusieurs fois avec le tracteur (cf. ill.).
4. Recouvrir le tas de compost avec une bâche de sillage étanche. Recouvrir ensuite le
tout avec un film opaque noir, puis fixer ce dernier avec des sacs de gravier. (A plus
petite échelle, ceci peut aussi se faire dans des récipients fermés tels qu’un sceau, un
tonneau ou des sacs en plastique.).
5. Enlever le film en fonction de la température extérieure au bout de 14-21 jours. Le
produit devrait dégager une légère odeur de ferment lactique !
6. Pour activer des quantités plus importantes de charbon bio, le Bokashi peut être
complété avec jusqu’à 50% (vol.) de charbon bio supplémentaire. (S’il s’agit de
fabriquer un substrat proche de la Terra Preta, cette quantité supplémentaire de
charbon est inutile).
7. Bien humidifier et mélanger le tas de compost avec un tourne-terreau ou un rotovator,
puis laisser le tas s’aérer pendant encore quelques jours. Ajouter un peu de terre
fraîche pour l’inoculation avec des microorganismes du sol.
Compactage du mélange de fumier et de charbon bio avant le scellement
hermétique avec la bâche de sillage. La bokashisation est une fermentation
anaérobie. (Photo : Rolf Zimmermann)
Incorporation dans le sol
Le charbon bio activé ou les substrats proches de la Terra Preta devraient être incorporés
superficiellement dans le sol. Si la technique adéquate n’est pas disponible, on peut se
contenter de répandre le substrat sur le sol. Le mélange effectué dans le sol par les vers prend
alors un peu plus de temps.

Bonne lecture

Laurent
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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 28 Déc 2013, 12:39

Bonjour à tous et bon  appétit à ceux qui sont à table.
J'ai ce matin  étalé du compost sur la terre  que j'avais retournée avec mon cultivateur.



(je n'en ai pas mis beaucoup, j'ai juste couvert la terre...Est ce assez....? ça peut pas faire de mal je pense.)

Je me demande maintenant si je ne dois  pas y repasser un coup (de cultivateur) en  descendant moins profond de façon à  mélanger tout ça et  laisser reposer 2 ou 3 mois.....?
Au moment des plantations peut-être un bon coup de rotavator.....? Non....?
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 28 Déc 2013, 13:49

Bjr à tous
Bjr Jacques

Un bon compost fait toujours du bien pour le jardin
Maintenant il faut le mélanger avec la terre mais uniquement sur 4 ou 5 cm de profondeur, l'idéal est de passer la herse.
Bien vérifier que tu as de la vie dans le sol car trop de matière organique végétal va provoquer un excès de carbonne.

Laurent


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jacques

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 28 Déc 2013, 14:01

Ok, Laurent, vu que je n'ai pas de herse (pas encore) donc si je peux juste un coup de cultivateur en surface peut suffire.....?
Ou j'attends un peu plus de temps et je passe un coup de rota...?
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 28 Déc 2013, 14:07

Passe un coup de cultivateur ou un coup de fraise
Le roto travaille trop la terre et détruit toute vie

Laurent
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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 28 Déc 2013, 14:17

Merci beaucoup Laurent......en plus de ça depuis un certain temps je ne suis plus trop adepte du rotavator....je l'ai expliqué ailleurs...je me contente de passer un coup de cultivateur en profondeur au départ en avril, et ensuite je le repasse souvent pour désherber....en  enlevant des socs pour enjamber les cultures.....!
Merci beaucoup en  tout  cas....
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Surcouf



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MessageSujet: Re: mon potager   Dim 29 Déc 2013, 08:42

Bonjour Laurent, et à tous les autres !!!
Mon père m'a appris que faire des "planches" séparées d'allées permettait de ne pas marcher sur le terrain pour ne oas le tasser, surtout quand il pleut!
Je prépare donc mon terrain à la fourche à bêcher ou au labour au PP2X si la surface disponible est suffisante et je réserve des planches de 1.20 m de large séparées par des allées de 0.35 (la largeur d'une pelle pour juste marquer le passage).
cette largeur de 1.20 me permet de répartir les rayons selon les légumes plantés ou semés (4 rangs espacés de 0.30, 3 rangs espacés de 0.40 ou 2 rangs espacés de 0.60 pour les haricots par exemple).
La largeur de 1.20 est, pour moi, maximum pour pouvoir semer ou planter sur un rang au milieu de la planche, soit 0.60, sans marcher sur le terrain.
Je limite la longueur des planches à 5 m, séparées par des allées de 1.20 pour circuler avec le motoculteur ou la brouette.
Voila une partie de mon occupation de jardinier amateur retraité lorsqu'il ne pleut pas, ce qui n'est pas le cas en ce moment sur l'Eure et Loir.
Bonne fin d'année à tous.
Surcouf
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Dim 29 Déc 2013, 14:59

Bjr à tous

Bjr surcouf

Peux tu nous mettre des photo de ton potager, il doit être super

Laurent
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Surcouf



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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 31 Déc 2013, 15:53

Bonjour Laurent,
Pour le moment, il n'est pas terrible sous la pluie !!!
Dès les premiers beaux jours je vous transmet des photos.
Je vais devoir me pencher sur le mode de transmission, n'y ayant pas participé depuis quelque temps.
Bonne fin d'année à tous.
Surcouf
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 31 Déc 2013, 17:13

Bonjour à tous

Voici une petite doc sur le potager
Les images et tableaux ne passent pas
Vous retrouverez le tout, avec quelques éléments supplémentaires

Laurent



ASSOCIATION DES DIFFERENTES METHODES POUR LE POTAGER


Beaucoup de discussion autour du potager bio, le potager sur butte, la permaculture, le BRF, la biodynamique, les amendements organiques, l'agroforesterie et même créer sa propre « terra preta » et développer l'électroculture.
Tous ces moyens sont connus et utilisés, mais on n'a jamais fait un ensemble concret de toutes ces méthodes avec un calendrier indiquant le moment de plantation, où faire son semi ou son repiquage dans la butte, où mettre les arbustes pour l’agroforesterie…
Quand on décide  de faire son potager, la première chose à faire est de choisir l'endroit où on va le faire, en tenant compte de l'exposition, de son emplacement par rapport à sa cuisine, de son accès...
Puis, en fonction de ses connaissances, définir les légumes que l'on veut cultiver et de la quantité que l'on veut produire, sachant que plus la quantité est important plus il sera nécessaire de mettre au point la conservation, où alors nourrir ses voisins.
CONCEPTION DU CALENDRIER JOURNALIER ET LUNAIRE
On va donc créer son calendrier qui va du 1er janvier au 31 décembre mois par mois sur lequel on indique Lune montante, Lune descendante, Apogée, Périgée et les noeuds

date JANVIER 2014
légumes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # # #
lég 1
lég 2
lég 3
lég 4
lég 5
lég 6
LUNE P   ↗ ↗ ↗ ↗ ↗ ↗ ↗ ↗ N↗ ↗ ↗ ↗ ↘ ↘ ↘ A ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ N ↘ ↘ ↘ ↗ ↗ ↗ P  ↗ ↗

date FEVRIER 2014
légumes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 # # # # # # # # # # # # # # # # # # #
lég 1
lég 2
lég 3
lég 4
lég 5
lég 6
LUNE ↗ ↗ ↗ ↗ N ↗ ↗ ↗ ↗ ↘ ↘ ↘ A↘ ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ ↘ N↘ ↘ ↘ ↘ ↗ ↗ ↗ P ↗ ↗

↗ : lune montante     ↘ : Lune descendante     A : apogée     P : périgée     N : nœud
La lune fait un cycle complet en 29 jours et demi pendant lequel on peut observer 8 phases d’illumination différentes
    En Lune Croissante on a :  Nouvelle Lune, Premier croissant, Premier quartier et Gibbeuse ascendante
    Puis en Lune Descendante on a : Pleine Lune, Gibbeuse descendante, Dernier quartier et Dernier croissant
Les phases de la Lune découlent du fait que l'on voit la moitié illuminée de la Lune sous différents angles et ne sont donc pas causées par l'ombre de la Terre sur la Lune. Ces phases dépendent des positions relatives du Soleil, de la Lune et de la Terre : la Lune est pleine (elle apparaît alors comme un disque) quand le Soleil et la Lune sont chacun de part et d'autre de la Terre et devient invisible (nouvelle Lune) quand ils sont chacun alignés du même côté de la Terre.

Pendant que la Lune orbite autour de la Terre, elle décroît et la surface illuminée par le Soleil diminue. Cela continue jusqu'à ce que la Lune disparaisse totalement lors de la nouvelle Lune, lorsqu'elle est située entre la Terre et le Soleil et donc que la moitié illuminée ne peut être vue à partir de la Terre. Un cycle complet s'appelle lunaison.


Les nœuds lunaires sont les points de l'orbite de la Lune où elle traverse l'écliptique, la trajectoire du soleil dans le ciel. Le point où elle traverse l'écliptique depuis l'hémisphèrecéleste sud vers l'hémisphère nord s'appelle nœud ascendant ; celui où elle le traverse depuis l'hémisphère nord vers l'hémisphère sud s'appelle nœud descendant.

En fonction de la position de la Lune on va faire tel ou tel travail, semi, repiquage, taille… sauf aux moments ou la Lune est à son Apogée, son Périgée ou en nœud, pendant ces trois périodes on ne fait rien dans le jardin.
Les légumes sont répartis en quatre groupes : Légumes feuilles, Légumes fruits, Légumes racines et Légumes fleurs.

CONCEPTION DES BUTTES
La butte est une conception artificiele pour la culture des plantes potagères. Ses avantages sont loin d’être négligeables.
    Construction de la butte :
La construction d’une butte consiste à faire un grand bac en bois d’une hauteur d’environ 55 à 65 cm.
Quand on veut pratiquer ce type de culture, il est impératif d’utiliser du bois de qualité, si on ne veut pas refaire son bac tous les 5 ans. Comme bois je pense que le mieux est le chêne ou le châtaignier qui sont des bois qui dure longtemps dans le temps. L’idéal est de prendre du rondin de diamètre 10 ou 12 cm, on peut également prendre du demi rondin mais de diamètre 14 ou 16 cm en rajoutant un petit rondin de 8 ou 10 cm de diamètre sur le haut pour pouvoir poser les genoux sans se faire mal. La longueur des rondins ne doit pas dépasser 3 m de long si on ne veut pas avoir des bosses sur les côtés, ou il faut rajouter  des piquets supplémentaires.
On peut également utiliser du bambou en diamètre 9-11 cm, l’avantage de se matériaux c’est qu’il est très léger et original pour la décoration, on peut avoir des longueurs de 4 m, au-delà le transport devient plus difficile
Pour créer son nouveau potager, il faut d’abord faire le piquetage pour pouvoir définir l’emplacement des bacs, sachant qu’ils doivent être orientés Nord-Sud.

Une fois que les délimitations sont faites, on procède au décompactage du sol, sous la butte, avec une bio-bêche ou une grelinette, sans retourner la terre. Puis on creuse le sol entre les buttes, les zones de passage, et on met la terre sur la future butte. Puis on monte les côté en bois


Il est évident que l’on va manquer de terre, il faut en trouver soit dans son jardin, soit en acheter.
Malheureusement la terre que nous avons dans notre jardin ou que nous allons acheter pour compléter nos buttes est loin d’être une terre au top de la qualité. Pour augmenter sa qualité nous avons deux possibilités :
    Soit nous avons des moyens financiers et nous achetons du compost bio et nous en mettons entre 5 et 10 cm d’épaisseur pendant 3 ou 4 ans puis nous continuons uniquement avec nos déchets verts
    Soit nous nous contentons de mettre que nos déchets verts sur nos buttes avec un peu de compost si on en a les moyens. Dans ce cas avant d’atteindre le top de la qualité on peut attendre quelques années.





LES DIFFERENTES QUALITES DE NOTRE SOL
Tous les sols sont différents ainsi que leur qualité nutritive.
Le sol le plus pauvre est un sol minéralisé, Plus de vie, ou très peu, rien ne pousse. On peut le comparer à une plaque rocheuse.
Sur ce type de sol, la nature c’est l’envahir et le modifier. On va voir des lichens et des mousses venir recouvrir ce caillou.
Ces plantes sont des êtres vivants qui finissent par mourir ou s’épaissir donc apporter un peu d’humus.
Vont ensuite venir des graines de plantes qui vont vivre un temps très court, se sont des plantes annuelles.
Elles vont à leur tour apporter de l’humus. Puis on va passer aux plantes bisannuelles herbacées puis vivaces herbacées.
Quand la couche d’humus sera plus importante, on va voir pousser des vivaces arbustives puis des vivaces arborescentes.
La terre la plus riche est  « la terre forestière ».
Si on veut une bonne terre pour notre potager il faut que la terre soit proche de la « terre forestière ». Le seul moyen est de faire de l’agroforesterie ;

QU’EST-CE QUE L’AGROFORESTERIE
Si on compare deux surfaces de même taille, une dans une forêt et l’autre dans une prairie, le volume de déchet vert créé par les arbres est bien plus supérieur que par la prairie.
Un arbre va produire des feuilles et des branches en très grosse quantité tous les ans. Il développe également un volume de racines chaque année dont une partie meure tous les ans.
En agriculture céréalière on développe l’agroforesterie. L’agroforesterie est un mode d’occupation du sol associant arbres et cultures annuelles sur une même parcelle.  La compétition pour l’eau oblige les arbres à s’enraciner plus profondément. Il se crée un filet racinaire, favorable à l’alimentation en eau profonde des arbres, mais qui permet aussi de limiter les fuites de nitrates et qui favorise le stockage du carbone en profondeur. De plus l’arbre va enrichir le sol en profondeur en carbone par le turn-over racinaire (mortalité saisonnière des racines fines). Il en résulte un stockage de carbone à long terme, qui améliore les propriétés physico-chimiques du sol profond, mais aussi la capacité de rétention. Il contribue significativement à la séquestration du carbone à long terme. L’importance de ce stockage de carbone dépend de la durée de vie des racines fines.
Un arbre poussant dans un milieu agroforestier pousse plus vite que dans son milieu forestier et son volume de biomasse peut tripler à âge égal.
L'agroforesterie qu'est-ce que c'est ?
L’agroforesterie désigne l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ.
Il existe une grande diversité d’aménagements agroforestiers : alignements intra-parcellaires, haies, arbres émondés (trognes), arbres isolés, bords de cours d’eau (ripisylves)…
Ces pratiques comprennent les systèmes agrosylvicoles mais aussi sylvopastoraux, agrosylvopastoraux ou pré-vergers (animaux pâturant sous des vergers de fruitiers).
Les aides Européennes
EST-CE UNE PRATIQUE INNOVANTE ?
Les systèmes agroforestiers sont ancestraux et répandus dans le monde entier. En Europe, les arbres étaient traditionnellement présents au cœur et aux abords des parcelles. Certains systèmes ont perduré : pré-vergers, cultures intercalaires en peupleraies, noyeraies ou vergers fruitiers, truffiers et lavande ou vigne.

Après la seconde guerre mondiale et le développement d’une industrie pétrolière (énergie, chimie…), la démocratisation du machinisme agricole et des produits phytosanitaires a engendré une expansion des cultures pures et l’arrachage systématique des arbres.



L’arbre dans le cycle agroforestier


L’AGROFORESTERIE FRANÇAISE EN CHIFFRES :

Un recensement de 2008 comptabilisait près de 170 000 ha d’agroforesterie « traditionnelle » mis en place par       45 000 agriculteurs. Les nouvelles générations d’agroforesterie comptaient quant  à elles environ 2500 hectares mis en place par 400 agriculteurs (Agroof, 2008). Depuis lors, environ 3000 ha supplémentaires sont mis en place chaque année.

LE COMPOSTAGE, LE BRF
Pour avoir le sol de son potager aussi riche que la « terre forestière » il va falloir l’enrichir.  L’idéal est de faire ce que fait la forêt, apporter des feuilles et du branchage (1 cm de diamètre maximum)  chaque année, sur l’ensemble de la surface à cultiver, en fine couche 2-3 cm d’épaisseur. Cette méthode est efficace, mais va demander beaucoup de temps. On peut accélérer le processus. Il faut mettre du compost bio et l’épandre en fine couche, mettre de la paille, l’idéal est de la passer sous la tondeuse avant pour qu’elle se dégrade plus vite, On peut mettre du BRF, voir avec un élagueur, un paysagiste ou une plateforme de compostage (aujourd’hui elle sépare le branchage du reste pour en faire du BRF). On peut y mettre également du fumier (vache, cochon, brebis…)
ATTENTION : Trop de matière organique d’origine animale va provoquer une anaérobiose et un excès d’azote et de potasse, présence de pissenlit, taraxacum officinalis, Toujours le mélanger avec des végétaux (paille, BRF…)
Il existe 3 catégories de produits : Le compost, Le Fumier et le Lisier.
On n’utilise que le compost. Le compost de fumier de cheval est riche en carbone et est plus considéré comme compost végétal et doit donc être complété avec du compost de bovins, de moutons ou de volailles.
                                                  Le compost de fumier de bovins est équilibré en C/N.
                                                   Le compost de fumier de mouton est très riche en azote mais il est alcalinisant.
                                                  Le compost de fumier de volaille est très riche en azote et potasse et contient beaucoup de phosphore ce qui provoque des problèmes.
Quand on utilise du compost d’origine animal il faut faire attention qu’il ne vient pas d’industrie utilisant des intrants chimiques.
                        Trop de matière organique d’origine végétale va provoquer un excès de carbone.
On peut construire son silo à compost. Faire un carré en grillage et stocké dedans tous les déchets végétaux (potager, cuisine, poulailler…). Bien mettre en creux pour que l’on puisse bien humidifier le volume, si on forme un dôme l’eau va s’écouler de part et d’autre et le milieu sera sec. Ne pas avoir peur de rajouter de la paille, du branchage de petit diamètre.
CONCEPTION DES IDEES ET JOINDRE L’UTILE A L’AGREABLE
Maintenant que votre calendrier est fait ainsi que le choix de vos légumes nous allons passer à l’étape suivante. L’idéal est d’avoir deux buttes pour faciliter la rotation culturale.
Sur les extrémités ont y mettre des plantes condimentaires basics, mais on peut également faire pousser des plantes « sauvages ». (en vert sur le dessin)
Côté sud on peut rajouter dans le sol des pierres enterrés de ¾ avec un peu de sable et y planter des Sedum Anacampseros pour les mancher en salade
                       Côté nord on peut y planter deux arbustes à fleurs et aux pieds, bien à l’ombre, y mettre des rondins de bois dans lesquels on  aura inoculé des filaments de champignon comestibles (type pleurote jaune sur de l’érable, Pholiote Changeant sur bois tendre…)
Sur les longueurs, que l’on divise en carrée en fonction des légumes que nous avons choisis, on peut planter sur le sommet de la bute des légumes vivaces types artichauts, rhubarbe… Mais on peut également y mettre des fruitiers types groseilliers, cassissiers mais aussi pommiers et poiriers en palmette. L’avantage d’y mettre des fruitiers c’est que l’on s’approche du système agroforesterie. On a les feuilles et les brindilles, suite à la taille, qui vont être stocké en haut de la butte. Puis on a le système racinaire qui va développer la vie active du sol.
Si on possède 3 ou 4 buttes, on peut remplacer une partie des fruitiers par des arbustes pour se créer des passions. D’abord on peut planter des noisetiers que l’on va recéper chaque année pour n’avoir que 2 ou 3 branches nouvelles et ainsi récupérer les branches qui auront 3 ou 4 ans. Avec ses branches de noisetier on peut les utiliser soit pour en faire des manches de petits outils, vannerie pour la confection de panier pour ramasser vos légumes ou en hotte sur roulette pour rentrer votre bois. C’est également un très bon bois pour les fours à pain. On peut également y planter du saule nain et autres végétaux pour faire de la vannerie.
Le CORNUS MAS permet de fabriquer des manches d’outils, des barreaux d’échelle, pièces d’engrenage, c’est également une plante que l’on peut cuisiner.
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Simar 83

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MessageSujet: Re: mon potager   Mar 31 Déc 2013, 18:21

Laurent

Je retiens une info importante, les tables Nord Sud, je jardinais jusqu'à présent dans le sens Est Ouest.
J'ai pas mal d'acacias, ça doit aller pour construire les tables.
Ton post est vraiment super, bravo.

Thierry
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laurent45

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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 11 Jan 2014, 21:20

Bsr à tous

Voilà un jardin qui va faire des jaloux
Une belle explication de la culture sur buttes
La vidéo est plus explicative que mes paroles




Laurent
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MessageSujet: Re: mon potager   Sam 18 Jan 2014, 08:48

Bjr à tous

J'ai fait un article sur "l'avenir de nos légumes et céreales" sur mon blog
Merci de me dire ce que vous en pensez

Laurent
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MessageSujet: Re: mon potager   

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